Mon précédent article faisait référence au « monde d’après COVID-19 », savoir s’il sera vraiment différent, avec le risque de ne pas retenir toutes les leçons de nos « mauvaises » pratiques. Naturellement, raison il faut garder et ne pas être abusivement manichéen en pensant que tout était un « cauchemar » avant. De la retenue et du recul sont nécessaires.
Pendant cette période où l’on commence à établir des plans de sortie graduels du confinement, on évoque avec insistance la notion de changement, demain sera différent, avec cette crise qui devrait nous amener à réfléchir et revoir notre façon d’agir, de se comporter, de travailler, de consommer, avec une vision qui finalement se voudrait plus humaine et humaniste.
Dans ce nouvel article, j’aborderai la contribution des Achats dans une reprise qui s’annonce, disons-le, particulièrement difficile. Maintenant, de nombreux aspects macro-économiques viennent néanmoins tempérer (un peu) l’ampleur du « désastre » en comparaison de 2008. Le niveau d’intervention des Achats devra en effet s’ajuster aux conditions du marché et à la stratégie de sortie de crise de l’entreprise.
Pour ce premier partage, j’évoquerai non pas la gestion de crise mais la nécessité de penser déjà à l’après. En effet, « diriger c’est prévoir », même si on peut regretter (encore une fois) que la gestion des risques ne soit (toujours) pas une priorité : c’est bien connu, ça n’arrive qu’aux autres et le nuage de Tchernobyl s’est arrêté à la frontière franco-allemande…
Un grand merci à Emmanuel Lebot de Salesforce, leader mondial des outils de CRM axés sur l’innovation, et à ses équipes commerciales françaises pour m’avoir donné cette merveilleuse occasion de partager avec eux les attentes des décideurs en matière d’achats et ce qu’il faut faire (et ne pas faire) vis-à-vis de ces interlocuteurs essentiels.
Un coup de projecteur partagé par Alan Huang et How Jit Lim d’Alvarez & Marsal sur la façon de gérer cette crise COVID-19 au niveau de la supply chain. Diriger, c’est avant tout prévoir, et surtout anticiper l’après-crise. Ils proposent quelques conseils pleins de bon sens pour cela.
Un point de vue de Lora Cecere très intéressant et instructif sur la manière de repenser la gestion de la Supply Chain pendant cette crise du COVID-19. Avec deux actions très concrètes (également initiées pendant la crise de Fukushima par le secteur automobile) : établir une « war room » pour surveiller la disponibilité des produits/matières et les freins potentiels d’approvisionnement tout en interagissant efficacement avec les fournisseurs (rang 1,2,3…) ET revisiter immédiatement la structure et l’organisation de la Supply Chain.
Un point de vue très pertinent sur la façon de construire une organisation Achats et sur ce qui a du sens pour aller de l’avant. Comprendre l’environnement marché et interagir avec les principaux donneurs d’ordre sont deux paramètres clés.
Un message fort, à relayer largement, même s’il existe (encore et malheureusement toujours) un fossé entre la théorie et la pratique ….